La banque espagnole Santander SAN.MC a affiché mercredi une hausse de 19% de son bénéfice net sous-jacent au troisième trimestre, porté par le Royaume-Uni et les États-Unis après de récentes acquisitions sur ces marchés, bien que le Brésil ait partiellement terni ces résultats.
Le bénéfice net sous-jacent, avant charges de restructuration, du groupe a atteint 3,85 milliards d’euros, dépassant les 3,75 milliards d’euros attendus par les analystes interrogés par Reuters. Une hausse de 11% des commissions sous-jacentes et de 12% du chiffre d’affaires ont également contribué à ces résultats.
La diversification de Santander lui a permis de se prémunir contre les ralentissements économiques dans certaines régions, mais l’a rendue vulnérable à la volatilité des marchés et aux dépréciations monétaires, en particulier en Amérique latine.
La banque poursuit donc son expansion sur les marchés développés tels que le Royaume-Uni et les États-Unis.
À la suite de la réélection surprise du président Luiz Inácio Lula da Silva au Brésil, l’action Santander a chuté de 3% lundi, après que les marchés boursiers et le real brésiliens ont enregistré leurs plus fortes baisses depuis des années.
Compte tenu des charges de dépréciation et de restructuration de 416 millions d’euros, principalement liées à l’acquisition de Webster, le bénéfice net publié attribuable a reculé de 2% à 3,43 milliards d’euros, tout en dépassant les prévisions de 3,23 milliards d’euros.
(Rédigé par Jesús Aguado ; version française Etienne Breban, édité par Augustin Turpin)

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